Guides pressothérapie

Pressothérapie : dangers, contre-indications et précautions

La pressothérapie a la réputation d'être une technique douce, et elle l'est quand on respecte quelques règles. Chaque mois, environ 1 000 personnes tapent pourtant « pressothérapie danger » sur Google en France. La question est légitime. Ces bottes gonflées d'air compriment les jambes pendant 20 à 30 minutes et modifient temporairement la circulation du sang et de la lymphe. Pour certaines personnes, ce n'est pas le bon moment, voire pas le bon outil. Ce guide fait le point sur les contre-indications de la pressothérapie, les signes qui doivent faire arrêter une séance, la pression à choisir et les précautions simples qui évitent l'essentiel des désagréments. Il s'adresse autant aux personnes qui ont les jambes lourdes au quotidien qu'aux traileurs qui utilisent des bottes après l'effort.

Ne remplace pas un avis médical. Les informations de cette page sont générales. En cas de douleur, de gonflement d'une seule jambe, de rougeur ou de doute, consultez un médecin ou un professionnel de santé.

La pressothérapie est-elle dangereuse ?

Pour une personne en bonne santé, sans contre-indication, et avec une pression adaptée, la pressothérapie est généralement bien tolérée. Les études menées chez des sportifs ne rapportent pas d'effet indésirable notable. C'est le cas d'un essai randomisé mené auprès de 72 finishers d'un ultra de 161 km (Hoffman et al., 2016) et d'une méta-analyse portant sur 17 études et 319 participants (2024). Ces travaux utilisent le plus souvent des séances de 20 à 30 minutes, à des pressions autour de 80 mmHg.

Le risque vient surtout de trois situations : utiliser les bottes malgré une contre-indication, régler une pression trop forte d'emblée, ou continuer une séance malgré une douleur.

Personne se reposant sur un banc dans un parc arboré

Les contre-indications de la pressothérapie

Dans les situations suivantes, n'utilisez pas de bottes de pressothérapie sans l'accord de votre médecin :

Situation Pourquoi la prudence s'impose Que faire
Phlébite (thrombose veineuse) récente, suspectée ou antécédent La compression pourrait mobiliser un caillot Avis médical obligatoire avant toute séance
Insuffisance cardiaque, trouble cardiaque sévère Le retour de sang vers le cœur augmente pendant la séance Avis médical
Maladie des artères des jambes (artériopathie) La compression peut gêner l'arrivée du sang Avis médical
Infection, plaie ouverte, brûlure, eczéma suintant sur la zone Risque d'irritation et de surinfection Attendre la cicatrisation
Grossesse Situation particulière pour la circulation Avis de la sage-femme ou du médecin
Cancer en cours Situation à évaluer au cas par cas Avis de l'équipe médicale
Diabète avec troubles de la sensibilité, neuropathie On ne sent pas une pression excessive Avis médical, pression basse
Fracture récente, douleur aiguë inexpliquée de la jambe La cause doit être identifiée d'abord Consulter avant toute séance
Fièvre, état infectieux général L'organisme doit récupérer Reporter la séance

Cette liste reprend les précautions les plus couramment citées. Elle n'est pas exhaustive : si vous suivez un parcours de soins pour vos jambes ou votre cœur, parlez-en d'abord à votre médecin.

Les signes qui doivent faire arrêter une séance

Par Clara Martin · mis à jour le 16 octobre 2026

À lire aussi : combien de fois par semaine faire de la pressothérapie.

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